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lundi, 21 mars 2011

REVELATION SUR COMAPORE BLAISE

M le secrétaire général de l’ONU,

Mrs les représentants des pays membres du conseil de sécurité de l’ONU,

M  le président  en exercice de la commission de l’union Européenne,

M le président en exercice de la ligue Arabe,

M le président de l’union  Africaine,

M le président en exercice de la CEDEAO,

Pays et peuples amis de la COTE D’IVOIRE,

L’impasse politique née des dernières élections qu’a connues notre pays, a suscité plusieurs missions de bons offices. La dernière en date est un groupe d’experts qui ont entendu les parties et toutes les personnes et entités intéressées. Dans le prolongement de cette action un panel de cinq chefs d’état nantis du rapport de ces experts est arrivé en terre d’Éburnée. Perçue comme la médiation de la dernière chance, la composition de ce collège de chefs d’états pose problème. En effet, un de ces membres en l’occurrence Mr blaise COMPAORE président de la république du BURKINA FASO est récusé par la majorité présidentielle (LMP). Plusieurs raisons expliquent et militent dans le sens de cette prise de position. Nous allons a l’aune de notre propos démontrer la logique et le fondement de cette décision. Nous allons progressivement voir la personnalité au pouvoir de Mr Compaoré  ( I ), les griefs qui pèsent  sur lui dans différents troubles militaro-politiques dans  la sous région ( II ), son engagement dans le conflit ivoiro-ivoirien ( III )


I) De la personnalité en interne de Mr Compaoré

En août 1987, Blaise Compaoré, prend le pouvoir à la faveur d’un putsch au cour duquel il va attenter à la vie de son frère THOMAS SANKARA -devenu trop gênant pour de nombreuses chancelleries- mettant ainsi en relief sa perfidie.

A ce sujet Blaise Compaoré parlera de mort naturelle. Cependant, La responsabilité de Blaise Compaoré dans l'assassinat de Sankara a fait l'objet d'une plainte contre le Burkina Faso déposée par Mariam Sankara, la veuve de Thomas Sankara.

En avril 2006, le Comité des droits de l'homme des Nations Unies a condamné le Burkina Faso pour refus d'enquêter sur les circonstances de la mort de Thomas Sankara. Pourtant en septembre 2008, le sénateur et ex-seigneur de guerre libérien, Prince Johnson affirmera que ses hommes avaient participé à l'assassinat de Thomas Sankara et cela sous l'instigation de Blaise Compaoré : "Nous avons rencontré Blaise Compaoré dont je connaissais l’épouse, dans le cadre de notre ambition de renverser le président Samuel Doe, mais pour bénéficier de son soutien, nous devrions l’aider à éliminer le président Thomas Sankara".

Juste après son accession au pouvoir, il a éliminé deux chefs révolutionnaires Henri ZONGO et Jean-Baptiste Boukary LINGANI accusés de comploter à l'encontre du régime.

Les pérégrinations et autres manigances officieuses du sieur COMPAORE, dérangent au plan interne. Norbert ZONGO, un journaliste qui enquête sur les égarements du président COMPAORE et les membres de son clan, notamment sur la mort mystérieuse, après tortures de  David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, frère du président est lâchement assassiné en décembre 1998 sous le regard complice et passif de l’homme fort de Ziniaré. Les enquêtes diligentées après un soulèvement populaire sont conclues le 19 juillet 2006 par un non-lieu qui a provoqué un tollé international.

En août 2005, il réussit grâce a un conseil constitutionnel aux ordres à briguer un troisième mandat, alors que le texte de loi est précis à ce sujet : « pas plus de deux mandats successifs ».

Que dire également des violences et perpétuelles intimidations commises sur les membres de l’opposition et leurs proches.

Les arguments exposés ici, démontrent bien l’autoritarisme et le despotisme de Mr Compaoré. Nous nous demandons réellement comment un homme aussi anti-démocrate, peut être coopté pour porter la démocratie dans un autre état. Mais la fourberie de Mr Compaoré transparaît plus éloquemment  dans son implication dans certaines crises sous régionales.

II) De l’implication de Blaise Compaoré dans les conflits sous régionaux

Fin 1989 un rapport du TSSL fait état de graves suspicions qui pèsent sur M. Compaoré est, soupçonné d’avoir aidé le futur président Taylor, alors opposant en exil, à préparer l’assaut contre le régime libérien; ce, avec la complicité et la bienveillance des réseaux « françafricains » rapporte Bruno Jaffré, ingénieur en  télécommunications, expert en recherche comparative du développement et  président fondateur de l'ONG française Coopération Solidarité Développement dans les Postes et Télécommunications .

C’est en tant que parrain politique de Charles Taylor que Blaise C. engagera ses troupes dans le sanglant conflit sierra léonais aux cotés de ceux de Charles TAYLOR par ailleurs ami et parrain des sinistres Foday Sankoh et Sam Bockharie (géniteurs du non moins sinistrement célèbre concept de manche longue, manche courte). D’ailleurs dans un rapport de Human watch right, En avril 1999, le commandant des forces de l’ECOMOG, Felix Mujakperuo, a accusé publiquement les présidents du Liberia et du Burkina Faso de fournir des armes au RUF en utilisant des avions et des équipages immatriculés en Ukraine. En outre, des victimes d’amputations de bras, de tueries et de massacres ont affirmé que certains de leurs assaillants venaient du Liberia ou du Burkina Faso

En 2000, un groupe d’experts mandatés par l’ONU pour enquêter sur le trafic d’armes et de diamants en Angola a reçu de nombreux rapports concernant le rôle qu’aurait joué le Burkina Faso comme lieu de transit pour des armements provenant d’Europe orientale et destinées à l’UNITA. Il a recueilli des preuves formelles concernant des transports d’armements depuis l’Europe orientale par des appareils qui atterrissaient à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, où les armements étaient transbordés, puis expédiés à d’autres utilisateurs finals, dont l’UNITA (Cf. art 21, 22 dudit rapport).

Pire, ce même rapport met en relief la culpabilité de Monsieur Compaoré dans le trafic et le recel de diamants en provenance de l’Angola et butin de guerre de l’UNITA (cf. art. 103-107, art. 141).

Le Groupe d’experts a pu vérifier que des dirigeants de l’UNITA et des personnes figurant dans la liste de celles auxquelles il est interdit de voyager s’étaient vu délivrer des passeports par les autorités du Burkina Faso en violation criarde des sanctions de l’ONU (Cf. Chap. V, parag. 4, art. 137

Sous le régime du président Conté en guinée, de nombreuses tentatives de déstabilisation (sur fond de disparités ethnico-régionales) marquées par des affrontements souvent très sanglants et meurtriers sont imputées à Blaise Compaoré.

Il apparaît encore une fois que Mr Compaoré est loin d’être un ange encore moins un opportun facilitateur.

Son implication en tant que partie dans le conflit ivoirien éclaire mieux sur les raisons de sa récusation par le LMP.

III) De l’implication de monsieur Compaoré dans le conflit ivoirien

Nous voulons ici vitupérer : « BLAISE COMPAORE EST AU DEBUT AU MILIEU ET A  LA FIN DE LA CRISE IVOIRIENNE.

Cela n’est un secret de polichinelle pour personne. La rébellion ivoirienne s’est formée à partir du Burkina Faso. La mésentente entre GBAGBO et COMPAORE sur fond de conflit foncier entre autochtones ivoiriens et allogènes burkinabé –pourtant héritage politique du PDCI- a facilité cet état de fait.

L’attaque de la cote d’ivoire s’est donc opérée avec la complicité et le mutisme coupable de Mr Compaoré. Parlant de ce dernier, SORO Guillaume par ailleurs secrétaire général de ladite rébellion devait  asserter : « C’est mon mentor, je n’ai pas honte de le dire. Il m’inspire, il m’a énormément donné, il est à mes côtés. Sans lui, je ne serais pas ce que je suis ».

Cette révélation trahit aisément la partialité de Mr Compaoré.

En effet comment interpréter que de toutes les personnalités invitées à Marcoussis, pour tenter de trouver une solution au conflit armé entre rebelles et gouvernement légitime, il soit le seul à avoir reçu un accueil triomphal de retour dans son pays ?  Quelle victoire y avait-il obtenu ? Quel événement s’agissait t-il de célébrer ? Que cache ce retour en héros ?

Dès lors, nous comprenons mieux le choix de ce dernier comme facilitateur sur proposition de Mr Thabo MBEKI. En effet qui mieux que le mentor et le parrain pouvait assouplir les positions rigides des rebelles. Un adage populaire ne dit-il pas que confier un bien au voleur est un gage de sécurité dudit bien ?

Fait très marquant, le rapport des experts de l’ONU de oct 2009 transmis au conseil de sécurité accuse le Burkina de transférer les armes aux forces  nouvelles alors même que Compaoré est déjà médiateur et du conflit (art 145 à 149 p38-39) en violation de l’embargo sur les arme décrété par l’ONU..

Par ailleurs, des liens économiques très lucratifs lient le Burkina à la rébellion telle que confirmé par le même rapport (cf art43-44 p18 et art237-238 page 59)

Pourtant, la crédibilité de Blaise Compaoré est notamment contestée par Louise Arbour, présidente de l'ONG International Crisis Group (ICG), qui a déclaré à The International Herald Tribune « M. Compaoré, qui a été militaire, meneur d'un coup d'Etat et parrain politique de Charles Taylor (ex-chef rebelle et ancien président du Liberia, actuellement jugé pour crimes contre l'humanité…), n'est pas l'homme le plus fiable pour prêcher la démocratie et favoriser le pouvoir civil ».

Les événements lui donnent raison.

Sinon, comment comprendre qu’en tant que facilitateur, il n’ait jamais exigé le désarmement des rebelles comme préalable a des élections transparentes tel que prescrit par la feuille de route des accords d’Ouagadougou ?

- Comment comprendre qu’un de ces conseillers et homme de main, en l’occurrence Mr Mustapha CHAFI convoye aujourd’hui comme déjà depuis 2002 des armes aux rebelles à Bouaké –comme il l’a également fait au Libéria, en sierra Leone et en guinée- dans l’éthique d’attaquer à nouveau militairement l’état et les institutions ivoiriennes ?

- Comment comprendre le silence très offusquant de Mr Compaoré depuis la fin du vote ?

- Comment comprendre qu’au sortir d’une visite officielle a l’Élysée et parlant de la question ivoirienne, que monsieur Compaoré fasse la déclaration suivante : « sur la question ivoirienne, je prendrai mes responsabilités… ». De quelles responsabilités s’agit-il ? Au nom de quelle responsabilité et en quelle qualité fait-il cette adresse aussi insolente que désinvolte ?

- Comment enfin comprendre le taux de 81% réalisé par Mr Compaoré aux élections présidentielles. Selon l’avis de plusieurs experts, un tel score est loin d’être en conformité avec la géopolitique du Burkina et « traduit l’absence de démocratie dans ce pays mais aussi dénonce le système politique en vigueur qui n’est ni plus ni moins une monarchie déguisée » dixit Barka BA journaliste, éditorialiste sénégalais

Autant de questions qui démontrent encore une fois la supercherie de Mr Compaoré qui se présente comme le modérateur  de cette crise mais qui en réalité est une des parties. Peut-on être juge et partie ? Assurément non.

De tout ce qui précède, la requête de la LMP relative à la récusation de Mr Compaoré au nombre des membres du panel de haut niveau sensé proposer la dernière solution au problème post-électoral ivoirien doit être agréée. D’ailleurs nous nous demandons comment le Burkina malgré ce rapport très accablant n’a fait l’objet d’aucune condamnation de la part du conseil de sécurité de l’ONU. L’ONU serait-elle complaisante et partiale ?

Pour finir avec l’actualité, le monde entier observe avec indifférence que la guerre reprend en Côte d’Ivoire, précisément au moment où une médiation destinée à résoudre la crise postélectorale s’est rendue à Abidjan afin de rencontrer les protagonistes. Celle-ci a en réalité commencé bien avant, depuis que l’initiative de la CEDEAO, sous l’influence de certaines puissances internationales et aiguillonnée par les présidents Campaoré et Wade, a exprimé par son président en excercice, Googluck Jonathan du Nigeria, la volonté de mener une guerre en Côte d’Ivoire afin d’installer Ouattara et Soro à la tête du pays, envers contre tout bon sens et toute mesure.

Les nombreuses menaces proférées par le camp Ouattara, notamment par la voix de Soro et fermement soutenues par la CEDEAO, son président en exercice et son secrétaire général, Victor Gbebo, ont finir par être mise en exécution, avec l’aide de militaires burkinabés et encadrer par les forces de l’ONU et celles de la Licorne, ex 43ième BIMA établi en Côte d’Ivoire sous les Accords de défense qui la liait à la France.

Sous le prétexte fallacieux de manifestations populaires, dont les survenances ont fait au moins autant de morts parmi les forces de l’ordre que les manifestants prétendument civiles, mais lourdement armés, tous les rebelles transportés des zones sous contrôles FN ont envahis la capitale économique, pour poser les bases d’une guérilla qui se déploie progressivement pour créer une instabilité que Soro appelle abusivement « révolution orange ».

L’évidence de ces faits ne peut souffrir de quelques contestations, à moins de vouloir défendre l’inacceptable. En considérant que cela puisse être permis, il faut bien admettre néanmoins qu’après tant d’efforts et de sacrifices pour sortir la Côte d’Ivoire pacifiquement d’une crise qui avait pour objet initial de renverser en 2002 le président élu deux ans plus tôt, et que la communauté internationale a permis de transformer en rébellion, maintenue malgré tous les engagements de désarmement coûteusement financé, il faudra donc avoir le courage d’admettre que tout aura été fait pour que notre pauvre pays subisse une guerre qui contient tous les éléments d’un véritable génocide que le monde entier devra assumer pleinement et avec autant de courage qu’il a favorisé l’organisation et protéger les exécuteurs. Lors du jugement de l’histoire, les différents présidents et responsables d’organisations internationales qui soutiennent aujourd’hui cette innommable capable contre un peuple déterminé malgré tout à construire une démocratie fort pour la prospérité qu’il mérite, nous espérons, même si nous sommes tués d’ici là, devrons accepter d’assumer pleinement et totalement toutes les responsabilités. Car, il serait indigne pour notre monde d’avoir à regretter un tel drame après les leçons accablantes de l’histoire récente du malheureux génocide rwandais !

Veuillez  recevoir honorables personnalités nos sentiments distingués.


Commentaires

A gbagbo@yahoo.fr
j'ai simplement supprimé ton commentaire. Raison:
1/ si tu veux insulter Gbagbo commence par être suffisamment courageux pour indiquer ton nom
2/ ton commentaire est truffé d'injures et n'apporte rien de positif au débat.
3/ Tu peux aller te défouler en injures et paroles sales sur les sites RHDP ou RDR.
4/ Mais ici tu dois être courtois, discipliné, et respectueux des règles:Pas de propos injurieux, appelant à la haine, à l'assassinat du Président de la Cote d'Ivoire SEM Laurent Gbagbo ou envers moi ou tout autres personnes qui sur ce blog me fait l'honneur de me lire ou de contribuer par un éclairage ou commentaire positif!

Écrit par : Sam | jeudi, 24 mars 2011

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